
Dans une rue de Canterbury (Royaume-Uni),en novembre 2020. BEN STANSALL/AFP L’épidémie de méningite à méningocoques qui s’est déclarée dans la région de Canterbury en Angleterre,avec quinze cas rapportés aux autorités dont deux mortels,est « sans précédent »,a déclaré mardi 17 mars le ministre de la santé britannique Wes Streeting au Parlement.
Un cas a été signalé samedi par les autorités françaises et concerne une personne en France ayant fréquenté l’université du Kent à Canterbury (sud-est de l’Angleterre),a ajouté le ministre,sans plus de précision.
« La majorité des cas sont liés à la boîte de nuit Club Chemistry »,fréquentée par des étudiants de Canterbury,« entre le 5 et le 7 mars »,a affirmé Wes Streeting. Quelque 700 doses d’antibiotiques « préventifs » ont été administrées à des jeunes susceptibles d’avoir été exposés,pour tenter d’enrayer cette « épidémie sans précédent »,a-t-il précisé.
Les deux personnes décédées sont une élève de 18 ans en terminale à la Queen Elizabeth’s Grammar School de Faversham,et un étudiant de 21 ans à l’université du Kent. Toute personne ayant fréquenté la boîte de nuit à ces dates doit se « présenter pour recevoir un traitement antibiotique préventif »,a déclaré Trish Mannes,directrice adjointe de l’UKHSA dans la région.
Plus rares que les méningites virales,les méningites bactériennes tuent de manière foudroyante quand elles ne sont pas soignées et,même si elles le sont,entraînent une mortalité élevée et un gros risque de séquelles.